Le site de la famille Gaultier de la Martinière

Baronnie d'Oulmes

L’ « État des principaux sièges ressortissant du Siège Royal et Sénéchaussée de Fontenay-Le-Comte, Bas-Pays de Poitou », sénéchaussée elle-même créée au mois de novembre 1544[1],  énumère la présence de quatorze baronnies dans le Bas-Poitou, dont Oulmes.  La baronnie est, par attribution « à Fontenay, accordée depuis plus de trois siècles au dit siège de Fontenay, et par lettres de Gardes-Gardiennes, confirmées par plusieurs Rois ». Ceci est également le cas des « Châtellenies et Justices Seigneuriales qui relèvent » de ladite baronnie. La « Baronnie d'Oulmes et Châtellenie du Courdeaux Saint-Sigismond » consiste des paroisses d’Oulmes, de Courdeaux et de Saint-Sigismond, du Village de Massigny, de la paroisse de Saint-Pompain, de laquelle Juridiction relèvent les paroisses de Fontaine, de Doix, de Montreuil-sur-Mer et de Sainte-Radégonde-la-Vineuse »[2]. La baronnie comprend aussi la châtellenie de Bouillé[3]. En 1698, les principales terres, fiefs et seigneuries de l'élection de Fontenay comprennent toujours « la baronnie d'Oulme, Courdeau et Saint-Sigismond »[4]. La Baronnie d’Oulmes est décrite comme comprenant son château et environ 1.000 hectares de terres[5]. Il s’agit d’un titre ancien, fondé non pas sur des Lettres Patentes mais plutôt sur la possession noble du fief.

 

Outre la Baronnie d’Oulmes-Courdault et St-Sigismond, il y avait, au Poitou (elle-même une seule des 43 anciennes provinces de la France d’Ancien régime), au moins 45 baronnies[6], ainsi que 3 principautés[7], 3 duchés[8], 9 marquisats[9], 4 comtés[10] et 2 vicomtés[11]; soit au delà d’une soixantaine de fiefs de dignité[12]. Notons par ailleurs que Napoléon Ier créa 1.516 Barons durant son règne[13]. Le titre de Baron en France est ainsi un titre de noblesse relativement commun.

Seigneurs et Barons d’Oulmes

Emery d'Oulmes, est attesté en tant que Seigneur du fief en 1140-1145. Sa conjointe est  Peronnelle de Vivonne[14]. La seigneurie semble ensuite passer dans la famille de l’épouse, pour des raisons qui nous sont inconnues. En effet, la « Maison Vivonne d’Oulmes » est attestée en tant que seigneurs d’Oulmes en 1260, 1318, 1338, 1390, 1450, 1480[15]; 1535, 1558[16] et enfin en 1574, date à laquelle Renée de Vivonne est attestée en tant que Dame d'Oulmes[17].

La seigneurie d’Oulmes semble gagna au plus tard en 1544 le statut de fief de dignité. Le Seigneur de la Châtaigneraie Louis de Vivonne est ainsi attesté en tant que « baron d'Oulmes et seigneur châtelain de Courdault » (dont relève la seigneurie de Biossais -maison noble) en 1608[18]. Cette même année, un aveu est rendu au seigneur de la Châtaigneraie, « baron d'Oulmes et de Courdault » par Claude Dreux, Sieur de la Tudairière (pour son hôtel et maison noble du Puy Sinfray)[19].

Cette possession du fief d’Oulmes par la famille de Vivonne est ainsi presque ininterrompue du XIIIème au début du XVIIème siècle. On se doit cependant de noter que Sebran Chabot, fils de Thibaut Chabot III, « fit hommage en 1269 à Alfonse de France, Comte de Poitiers, du château d’Oulmes »[20].

Mais la possession du fief par famille de Vivonne cessa au XVIIème siècle. En 1659, Claude de Boislève, Sieur de la Guérinière et de la Brunetière, Surintendant des finances, est attesté en tant que Baron d’Oulmes[21]. Le port du titre de Baron d’Oulmes par la famille de Vivonne disparu définitivement avec l’extinction de cette lignée et la passation du titre par la dernière héritière à la famille de son époux. Les seigneurs d’Oulmes au XVIIIème siècle  comprirent ainsi : Le Chev. Adrien Bence, époux de Jeanne de Chastillon (héritière de la branche de Vivonne d’Oulmes), qui légua la baronnie à sa fille Jeanne-Philippe Bence (qui fut baronne de vers 1667 jusqu’à sa mort vers 1734) ainsi qu’à son fils Pierre Bence (attesté en tant que baron d’Oulmes en 1715)[22]. Jeanne-Philippe Bence (mariée de la Fonds) légua éventuellement la baronnie à son petit-fils Charles-Jean de La Fond (qui fut baron jusqu’à sa propre mort en 1740)[23]. Claude-Adrien de la Fond fut Baron d’Oulmes de 1740 jusqu’à sa mort en 1748 avec son épouse la Baronne Marie-Anne-Louise-Céleste de la Rivière[24].

La Baronne Marie-Anne-Louise-Céleste de la Rivière semble alors avoir vendu la baronnie à Adrien-Jules Gaultier du Bois de Besigny et à ses sœurs, Jeanne-Catherine et Marie-Anne, puisqu’il est attesté en tant que Baron d’Oulmes « par indivis » en 1748[25].

Une des sœurs de Gaultier (Jeanne-Catherine) épousa Charles de Selle en 1736 et est décédée après 1758[26].

 

Yves Verduc, époux d’Anne-Catherine de Selle (fille de Dame Jeanne-Catherine Gaultier, la sœur d’Adrien-Jules Gaultier), devint ensuite Baron d’Oulmes par mariage en 1753. Les archives font d’ailleurs état d’une vente supplémentaire, en 1757, « de domaines dans les environs de Fontenay » par les Gaultier à Verduc, mais ni de la totalité de la baronnie ni de son titre[27]. Verduc (qui épouse de Selle en 1753) semble  toujours porter le titre en 1770[28].

 

Verduc est dans tous les cas mort sans postérité en 1788, son épouse après 1805[29], et leur succession complexe ne fut définitivement réglée qu’en 1836[30].  La plupart des biens de Verduc furent alors acquis par d’autres familles. Adrien-Jules Gaultier de Besigny, quant à lui, vécu jusqu’au moins 1794[31]. Il est ensuite également mort sans postérité.

 

La conséquence juridique de la mort de Verduc et de son épouse sans postérité avant la Révolution pour le titre de la Baronnie est qu’il demeura la propriété exclusive de la famille Gaultier du Bois de Besigny, qui n’a jamais vendu le titre et qui le permis uniquement d’être ponctuellement porté par les indivisaires et héritières des Gaultier de leurs époux[32].

Au-delà du fait que la totalité des terres du fief n’aient jamais été vendues par les Gaultier du Bois, il n’y a aucune trace de lettres de confirmation de transferts et le titre de « baron d’Oulmes » demeura donc un titre de la famille Gaultier jusqu’à la Révolution[33]. Ce fait est d’ailleurs corroboré par le port continu, selon l’Almanach de Gotha, du titre de « Marquis de Bellegarde » (créé en 1757) par la famille et ses héritiers jusqu’à son extinction en 1939[34].

La famille Gaultier du Bois

Si elle possède des fiefs dans l’Orléanais, dans le Centre et en Sarthe[35], la famille Gaultier du Bois dont est issu Adrien-Jules Gaultier serait néanmoins, selon Beauchet-Filleau, d’origine poitevine[36]. En effet, François Gaultier, Sr. du Bois, est cité en 1717 à Sanxay (en Vienne, au sud-ouest de Poitiers)[37], pour le mariage de son frère Jacques. La famille est également attestée à Lusignan, à Jazeneuil, ainsi qu’à Bougon (situé entre Pamproux, la Motte et Exoudun, dans les Deux-Sèvres)[38]. Les Gaultier du Bois sont ainsi une branche de la famille Gaultier à laquelle appartiennent les Gaultier de Comporté et les Gaultier de Pierre-Levée, toutes ces branches étant vraisemblablement issues d’André Gaultier, de Pamproux, feudataire du Seigneur de Mortefons, cité en 1436. La famille Doé, dont est issue la mère d’Adrien-Jules Gaultier du Bois, serait d’origine basse-poitevine[39]. Enfin, Oulmes est situé à moins d’une lieue du fief principal des Gaultier de Pierre-Levée, à Bessines ; ces fiefs sont avoisinants. La présomption de cousinage de ces branches de la famille Gaultier est ainsi très forte.

Transmission du titre à la branche « Gaultier de la Martinière » de la famille

Lorsque Paul Gaultier de Besigny, Secrétaire du Prince de Condé et propriétaire du Château de Coulans[40], laissa vers 1860 ses titres à sa nièce Marie-Renée Gaultier de Besigny, la branche « du Bois de Besigny » de la famille Gaultier semble s’être rapidement éteinte. L’Almanach de Gotha date son extinction à 1939.

Le titre de « baron d’Oulmes-Courdeault » revint alors, par opération du droit coutumier[41] et salique[42] à la seule branche subsistante de la famille (la branche « Gaultier de la Martinière », elle-même issue de la branche éteinte « Gaultier de Pierre-Levée »), qui s’est installée en Nouvelle-France en 1657. Quatre des rameaux au sein de ladite branche étant tombés dans la roture[43], le titre revint plus précisément à l’aîné du rameau Montréalais de la famille, dont la qualité a été reconfirmée en vertu du droit nobiliaire en vigueur en Nouvelle-France depuis sa conquête en 1759[44].

Le port des titres de noblesse en France, autorisé par la loi républicaine mais en réalité libre de tout contrôle dans la mesure où ils ne sont pas disputés, obéit à des règles qui ont évolué avec le temps. De nombreuses familles nobles portent depuis l'Ancien Régime des titres dits « de courtoisie », dont les autorités et les souverains ont parfois fait usage à leur égard, mais qui n'ont jamais fait l'objet d'un acte officiel de délivrance -des titres de noblesse parfois très ancien et toléré à la Cour mais non reconnu par le Sceau de France.

Si la branche cadette de la famille Gaultier de la Martinière s’est elle-même installée en Nouvelle-France pour rejoindre les rangs de la genterise coloniale, les titres de courtoisie comprennent aussi depuis la fin de la monarchie des titres de familles nobles « relevées » –c'est-à-dire des titres repris par des branches collatérales ou cadettes lorsque le nom et le titre sont appelés à disparaître ou ont disparu. Il est en effet considéré désirable, aux yeux du droit français tant coutumier qu’actuel, d’éviter l'extinction d'un nom dont un porteur se serait distingué ou ayant une valeur « historique »[45]. Le statut de « titre de courtoisie » s’applique ainsi aux titres de noblesse transmis hors des conditions normales de confirmation par le pouvoir central[46].

Si les titres dont la transmission suit strictement les règles sont les seuls portés légalement, il n’en demeure pas moins que les titres correspondants aux critères ci-haut énumérés sont acceptés en société et au sein des corps nobiliaires. Fière de sa noblesse Poitevine d’extraction, l’actuelle famille Gaultier de la Martinière se réclame uniquement de l’apanage de courtoisie « barons d’Oulmes-Courdault ». Elle ne se réclame ni des titres de « barons de Coulans » ni de « Marquis de Bellegarde » auxquels elle aurait droit. Il n’existe par ailleurs, hormis notre branche cadette relevée, aucun autre réclamant du titre de « Baron d’Oulmes-Courdault ».


 

[1] Grâce à André Tiraqueau. A cette date, Fontenay devint officiellement la capitale du Bas-Poitou.

[2] Histoire de la Vendée du Bas Poitou en France, Chap. XVIII

[3] P. Jaunet et F.-X. Brochard, Jacques du Fouilloux et la seigneurie de Bouillé (E Dépôt 92 2 II 6), Archives départementales de la Vendée, La Roche-sur-Yon (2008), en particulier : E DEPOT 92 2 II 6-24 - Aveu rendu par Jean Ripoche, receveur de la baronnie d'Oulmes pour divers domaines à Bouillé (11 mai 1599, Louis Bretin, notaire à Oulmes) ; E DEPOT 92 2 II 6-26 - Aveux pour La Plante-Mangou 1583-1584, dont l’échange de domaines situés à Bouillé fait entre François Du Fouilloux, receveur à Bouillé, et Jacques Martin, notaire de la baronnie d'Oulmes (9 juillet 1583, Jean Bretin notaire à Oulmes) ; E DEPOT 92 2 II 6-35 - Acquisitions particulières 1565-1597 -Échange de domaines situés à Bouillé, fait entre François Du Fouilloux, receveur à Bouillé et Jacques Martin, notaire de la baronnie d'Oulmes (9 juillet 1583, Jean Bretin notaire à Oulmes).

[4] ÉLECTION DE FONTENAY EN 1698, "LE BAS-POITOU EN 1666 ET 1698: VIEILLES FAMILLES ET DIVISIONS TERRITORIALES", Histoire de la Vendée du Bas Poitou en France, Chap. XXIII

[5] Histoire générale de Soisy-sous-Montmorrency, http://valmorency.fr

[6] Airvault; Apremont et Commequières; Argenton-le-Château; Bâtiment; Bressuire ; Brilhac, Velluire et le Poiré; Celle (Baronnie abbatiale) ; Celle-Lévecault; La Chassée; Châteaumur ; Châtillon (plus tard érigé en Duché) ; Chef-Boutonne; Les Essarts; Fief-L’Eveque; La Forêt ; Gascougnolles ; Lezay; Loge-Fougereuse; Luçon et les Magnils ; Maillezais; Mareuil; Mauléon et Quirain ; Melle; Melleran; Moncontour; Montaigue (plus tard érigé en Marquisat) ; Mortagne (plus tard érigé en Duché-Pairie) ; Mortemer; Mothe-Achard; La Motte (plus tard érigé en Marquisat) ; Oiron et les Aubiers; Olone (plus tard érigé en Comté) ; Palluau; Parthenay; Petit Château; Poiroux; Riez; Royan (plus tard érigé en Marquisat) ; Secondigny ; St-Loup ou Fief-Franc; St-Maixant (Baronnie abbatiale) ; St-Maixent; St-Michel-en-l’Herm; St-Romans; et Vouvent

[7] Talmont; Le Luc; et La Roche-sur-Yon

[8] Retz; La Meilleraye; et La Trimouille

[9] La Guillotière; Reigné; Thuré; Clervaux; Garnache et Beauvoir-sur-Mer ; Curzay; Varennes; Pouzauges; et Fors

[10] Sanxay; Poitiers; Vauguyon; et Civray

[11] Rochecouart et St-Gervais-sur-Vienne ; et Thouars

[12] M. Dumoulin, Tome V, Paris, 1767; Mémoire concernant la province du Poitou, par Maupou d'Ableiges, intendant, 1693; Etat du Poitou sous Louis XIV, par Dugast Matifeux, p. 415-427; Ledain

[13] Robert Ouvrard, « Titres napoléoniens », Histoire du consulat et du premier empire, Anovi

[14] Site de la famille De Carné

[15] Père Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, Tome second, 1711, pp. 150-151

[16] Site de la famille De Carné

[17] Site de la famille De Carné

[18] Notaire Jehan Robert, Doc. No. 3E 37/274 (minutes numérisées), 4 Mai 1608; Notaires de Fontenay-le-Comte : analyses d'un choix de pièces (1578-1632), Archives départementales de la Vendée

[19] Collection Pailloux (XIVe s.-1958), Dossiers de localités, Doc. no. 25 J 198-5, L'Hermenault

[20] Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume, Tome 4 - par le P. Anselme, continuée par M. Du Fourny - Paris - 1726-1733

[21] M-L Fracard, “Philippe de Montaut-Bénac : duc de Navailles, maréchal de France (1619-1684)”, Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, pp.105-106

[22] Léopold-Ferdinand-Désiré Piel, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux, Volume 2, p. 279 ; François Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, Tome VI, 2ème éd., 1773, p. 467

[23] Conseil général de la Vendée, Archives départementales de la Vendée, http://recherche-archives.http://vendee.fr/archives/fonds

[24] Peut-être de la famille Gaultier du Rivault

[25] Beauchet-Filleau, p. 785 et Archives-sommaire départementales sommaires de la Vendée antérieures à 1790 (Archives civiles)

[26] Nicolas Viton de St-Allais, Nobiliaire universel de France (1872)

[27] Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 -Vendée, pp. 126-127

[28] Jean Baptiste Denisart, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence, Vol. 9, Veuve Desaint (1790)

[30] Histoire générale de Soisy-sous-Montmorrency

[31] Mémoires de la société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, Tome XVIII, Imprimerie Amédé, Paris (1896), p. 98

[32] D’ailleurs, si la famille de Selle est une famille subsistante, ni Charles de Selle, ni ses fils (demi-frères d’Anne-Catherine) ne portèrent ni se réclamèrent jamais du titre (cf, Nobiliaire universel de France, pp. 26-27) ; En outre, Yves Verduc, quant à lui, n’a ni de frères ni d’héritiers et la lignée des Verduc de Soisy semble s’être éteinte avec la Révolution (cf., Tableau des familles reconnues par l’ANF, http://www.anf.asso.fr).

[33] Lorsqu’une terre titrée est aliénée sous l'Ancien Régime, « il arrivait que… l'acquéreur s'empressait de prendre ce titre, auquel il n'avait aucun droit, à moins d'obtenir une érection nouvelle que l'on appelait lettres de confirmation. Ces confirmations ne représentèrent que 7,5% des érections en terres titrées, soit une proportion marginale par rapport au nombre d'acheteurs qui reprenaient et portaient indûment le titre de leur nouvelle acquisition. Dans ce cas, les acquéreurs d'une terre titrée ne pouvaient que s'intituler que : "seigneurs de la baronnie de …" si l'agissait d'une baronnie, et de même pour les autres terres titrées ». Source : Eric Thiou, DICTIONNAIRE DES TITRES et des terres titrées en France sous l'Ancien Régime, Mémodoc (2003)

[34] Almanach de Gotha, 186ème Ed., Londres  (2005) http://www.almanachdegotha.org/id189.html

[35] Une branche cadette de la famille Gaultier du Bois semble s’installer à la Cour et prendre un fief dans la région de la capitale au début du XVIIe et adopter la particule « de Besigny », d’après leur fief de Besigny situé en Ile-de-France. Jacques Gaultier de Bésigny, décédé en 1634, est Trésorier général extraordinaire des guerres; Jacques Gaultier de Bésigny, demeurant à Paris et attesté en 1656-1695,  est Maître d'hôtel ainsi que Secrétaire du Roi. Barthélemi Gaultier du Bois, Conseiller de la Cour du Roi, attesté en 1693-1698 à Paris/Versailles, est inhumé au Séminaire du St-Sulpice à Paris. La mère d’Adrien-Jules, Anne Marie Doé, épousa par ailleurs son père, Jules Adrien Gaultier, le 18/12/1730, à Paris. En 1739, Jeanne Catherine, sœur présumée d’Adrien-Jules épouse à Paris Gabriel Barthelemy de Berny. En 1740, une seconde sœur présumée, Marie-Anne (Thérèse) Gaultier de Besigny, 1713-1737, épouse le Baron de Coulans, Denis-Louis Pasquier. En 1758, une troisième sœur présumée, Dame Catherine Gaultier de Besigny, est attestée lors de son mariage à Charles Deselle, Seigneur de Mesnil-St-Denis.  En outre, Adrien-Jules fut, entre 1760 et 1777 (date à laquelle il revendit le fief), l’avant dernier marquis de Bellegarde, à Loiret dans le Centre (Sources : DOM BETENCOURT, NOMS FEODAUX, Troisième volume ; Geneanet).

[36] Beauchet-Filleau

[37] Beauchet-Filleau, Vol. 3, p. 778

[38] Il y en Vienne 16 lieux comprenant le nom « le Bois. » Parmi ceux-ci, seulement deux sont situés à proximité de Sanxay, Jazeneuil, Lusignan et Pamproux : La « Seigneurie du Bois », près de Montreuil-Bonnin (à 15km au Nord-est de Jazeneuil, 18km au Nord-est de Lusignan, 17km de Sanxay et 29km au Nord-est de Pamproux) et « le Petit-Bois » à Chapelle-Montreuil, à 10km de Jazeneuil, 15km de Lusignan, 12 km de Sanxay et 24km de Pamproux (Source : Dictionnaire topographique du département de la Vienne, comprenant les noms de lieu anciens et modernes. Paris: Imprimerie nationale, 1881).

[40] A Coulans-sur-Gée, une Baronnie dépendante du comté de La Suze en Sarthe.

[41] « Les titres attachés à une terre qui, érigée en marquisat, comté, etc., pour une personne dont la postérité mâle s'éteignait, passait à une branche collatérale de la même famille... Il fallait une nouvelle création par lettres patentes ; mais on s'en exemptait généralement » (Source : Eric Thiou, DICTIONNAIRE DES TITRES et des terres titrées en France sous l'Ancien Régime, Mémodoc, 2003).

[42] « L'expression “loi salique” désigne… un code de loi élaboré, selon les historiens, entre le début du IVe siècle et le VIe siècle pour le peuple des Francs dits  ‘saliens’, dont Clovis fut l'un des premiers rois. Ce code, rédigé en latin, et comportant de forts emprunts au droit romain, établissait entre autres les règles à suivre en matière d'héritage à l'intérieur de ce peuple. Plusieurs siècles après Clovis, dans le courant du XIVe siècle, un article de ce code salique fut… employé par les juristes de la dynastie royale des Valois pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder… il ne faut pas confondre ‘loi salique’ et ‘primogéniture masculine’, la loi dite salique constituant un élargissement de la primogéniture masculine pour éliminer complètement les femmes de la succession…  L'article 62 du pactus initial porte sur la transmission des alleux, c'est-à-dire des terres détenues en pleine propriété par un groupe familial. À la suite de plusieurs articles autorisant les femmes à hériter desdites terres, un court passage était promis à une longue postérité. En voici une version :  De terra salica nulla portio hereditatis mulieri veniat, sed ad virilem sexum tota terræ hereditas perveniat’ ; ‘Quant à la terre salique, qu'aucune partie de l'héritage ne revienne à une femme, mais que tout l'héritage de la terre passe au sexe masculin’… L'une des principales applications de cette loi eut lieu dans la seconde moitié des années 1580. Henri III, dernier roi Valois, avait prévu que le prince Henri de Bourbon, roi de Navarre, lui succéderait… Henri de Navarre descendait en ligne masculine ininterrompue [étant un descendant de 10e génération] du roi Louis IX (1226 -1270). Il était, en ligne masculine, le plus proche parent d'Henri III… [En 1715, le Parlement de Paris, « en raison de l'intangibilité des règles de succession », statua même que la loi salique était] ‘une loi fondamentale du royaume… ne pouvant être modifiée, même par le roi.’ » (Source: Wikipedia, « Loi salique », Portail du droit français)

[43] Installés en Alberta, au Manitoba, en Ontario et à Papineauville au Québec.

[44] Un Brevet d’armes de la Couronne, reconfirmant cette qualité, a été émis par le Héraut en Chef du Canada (Bureau du Gouverneur Général du Canada, Chancellerie des distinctions honorifiques) le 16 octobre 2006 (No. Intra H491-008) en faveur du Chev. Jean-Paul Gauthier (graphie altérée documentée). Si cette qualité est en définitive reconnue par le droit des armes (c.f., Clarenceux, Britannia; John Larke, The Boke of Noblenes; Berners, The Boke of St Albans; Feudal Herald Vol.1 No.3, March 1999; John Selden Titles of Honour, 1614; GD Squibb, The High Court of Chivalry, pp 170-177; Stubbs, Constitutional History, 1878, III, pp. 544-548), britannique qui supplanta le droit français au Canada lors de la conquête, il convient de noter que ses ancêtres de maisons nobles picardes (Hainault des Champs) et champenoises (de Ligny et Latache de Lafarge), ayant émigré en Nouvelle-France avant 1664, amenèrent avec eux leurs coutumes successorales utérines, qui laissèrent par ailleurs au Canada français des droits acquis de noblesse (Ministère de la justice du Québec, La justice sous le Régime français, www.justice.gouv.qc.ca). C’est ainsi que le Chevalier Gauthier est également membre titulaire du Regroupement des Anciennes Familles (RAF) de la Nouvelle-France (statut reconnu par le Comité des preuves en mai 2010).

[45] Ceci fut par exemple le cas, dans les années 1920, lorsque la famille Giscard souhaita relever le nom disparu d'une branche d'ancêtres et fut autorisé à transformer son nom en Giscard d'Estaing.

[46] Ceci est par exemple le cas du titre de « duc de Dalmatie », aujourd'hui porté par une personne apparentée au premier duc, le maréchal Soult, dont la famille (Reille) a relevé le nom, mais qui n'en descend que par les femmes.  Dans la même veine, l’ancien président du CNPF, le patronat français, Ernest-Antoine Seillière doit son titre de baron à la relève par ses ancêtres d'une branche cadette éteinte, renforcée en 1886 par des quartiers de noblesse papale (Source: Le Figaro, “Sarkozy, noble authentique, Villepin, roturier”, AFP 10/12/2009).

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